Après plusieurs années péniblent à bien des égards, conjugant solitude, repli sur soi, fatigue morale, nerveuse, physique, emmerdes en tous genres, absence de lumière, grisaille et température spleenante, je me sens les nerfs à vifs.
C'est idiot, je l'ai si souvent dite sans la penser vraiment cette phrase, mais là " je suis à bout de nerfs "...
Le pire c'est que je ne sais pas mettre tous les mots sur cet état, je n'arrive pas à tout expliquer, je n'arrive pas à tout comprendre.
Je ne peux que constater un état de femme, une âme hors d'état, un coeur fatigué...
Je suis à fleur de peau, les larmes au bord du coeur, les sanglots ravalés par habitude, la façade fardée, mais l'âme blafarde.
Une boule d'émotion. Oui, c'est ça je ne suis qu'émotion, tout m'émeut, me touche, me heurte, m'agresse.
Angoisse je t'en supplie, oublies moi quelques secondes. Accordes moi juste quelques moments de répits.
Laisse mon corps se détendre, s'allonger, s'assoupir et s'oublier ...
On se connait bien toi et moi hein ?
Il y a bien longtemps qu'on se fréquente toi et moi, sans se lier totalement l'une à l'autre.
Je te connais bien, tu me calcules parfaitement.
tu connais le moindre des recoins de mon esprit que tu occupes à loisir.
Je connais chacun de tes tours. Aucun de tes maléfices ne m'est étranger.
Telles de vieilles amantes, nous nous aimons dans la douleur.
Je ne te demande que de me laisser un peu de répit...
Quelques heures, quelques jours.
Je te promets qu'ensuite, ma vieille copine, ma meilleure ennemie, tu retrouveras l'adversaire à ta hauteur, que je me suis toujours efforcée d'être.
Et tu le sais bien chère, si chère angoisse qu'à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Et je te connais, tu n'aimeras pas cela...Tu es trop fière, trop orgueuilleuse pour accepter cela ...
Laisses moi goûter quelques secondes de frisson de l'abandon, je t'en supplie !
Je ne suis plus de taille à lutter contre toi. Je ne peux plus faire contre mauvaise fortune bon coeur, je ne peux plus lutter de fêtes en défaites.
Laisses moi juste...Laisses moi... Laisses...
Moi,
31/01/07